UN NOUVEL ÉLAN...
Durant les trente premières années de nos indépendances, nos pays de la sous région ont cherché à construire des Etats
Nation ; c'est-à-dire, le droit d’un peuple à disposer de lui-même.
Cette période s’est caractérisée par la prédominance du
politique sur l’économique ; Mais aussi et surtout, cette période
s’est caractérisée par l’adoption d’un modèle économique où
l’Etat est seul créateur d’emplois et de richesse ; Un modèle économique fondé sur l’apport massif de capitaux extérieurs qui n’a cependant pas permis le développement de
nos pays. Un modèle économique qui s’est plutôt soldé par une dette trés
importante et quasi irremboursable.
Durant les deux décennies qui ont suivis, nos Etats, sur conseil
et assistance des partenaires au développement, s’attelèrent à
réduire cette dette par l’adoption de programmes d’ajustement
économiques qui, malheureusement, ne créèrent ni richesse, ni
emplois ; bien au contraire.
Et nos pays restent toujours sous développés, à la différence
des pays émergents de l’Asie.
Pouvait-il en être autrement ?
Etait ce uniquement le rôle de nos Etats de créer la richesse et
les emplois?
Non ! Parce que le secteur privé aussi en a ce pouvoir. Il en a
d’ailleurs la légitimité.
Cette réalité est admise aujourd’hui par et dans le monde
entier.
C’est pourquoi, l’entame du deuxième cinquantenaire de nos
indépendances doit être définitivement, celui du secteur privé,
avec l’affirmation de son pouvoir de créateur de richesses et
d’emplois.
C'est-à-dire, son appropriation du développement économique
de nos Etats. C’est pourquoi, chers amis, chers frères, chers collègues, je suis
honoré de la confiance que vous avez placée en ma personne
en me portant à la tête de notre institution, la FOPAO.
Je puis vous dire que j’ai conscience des tâches qui nous
attendent. Et c’est ensemble que nous conduirons ce processus
d’affirmation et d’appropriation.
Ma reconnaissance va aussi à l’endroit des membres du Conseil
d’Administration de la CGECI, qui m’ont accordé leur confiance
en me proposant comme candidat à la présidence de la FOPAO.
Je tacherai de ne pas vous décevoir.
Chers frères de la FOPAO, c’est ensemble que nous mettrons en
place une institution forte qui permettra au secteur privé ouest
africain, de jouer son rôle de moteur de l’intégration sous
régionale ; ainsi que son rôle de moteur de la croissance
économique de la sous région.
Pour atteindre cet objectif, la FOPAO devra travailler sur les
axes suivants :
Une FOPAO forte avec des organisations patronales
fortes :
La FOPAO devra contribuer au renforcement des capacités des
organisations patronales afin qu’elles soient mieux structurées
et qu’elles confortent leur position de leader du secteur privé de
leur pays respectif. Pour cela, la FOPAO devra être un centre
d’échanges d’informations et de partage de bonne pratique. La
FOPAO devra être une plateforme d’échange d’expériences
réussies..
Pas de solution de création de richesse et d’emplois
sans le secteur privé :
Nous travaillerons à la sensibilisation des dirigeants de nos
Etats de ce que, seul le secteur privé est la meilleure voie de
création de richesse et d’emplois.
Pour ce faire, nous ne ménagerons aucun effort pour faire
prendre conscience aux dirigeants de nos Etats de l’impérieuse
nécessité de créer un environnement des affaires propice aux
développements de nos entreprises.
FOPAO Interlocuteur incontournable pour le
développement économique de la sous région :
Une de nos principales missions sera de faire de la FOPAO,
l’interlocuteur incontournable pour toutes les questions de
développement économique et social tant auprès des dirigeants
de nos Etats, qu’auprès des organisations tant sous régionales
qu’internationales.
Pour cela, nous devrons mettre en place, un Secrétariat
Exécutif fort, fédérateurs d’expériences, capables de produire la
matière afin que la FOPAO soit à la fois une force de
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proposition proactive et une force de négociation lors des
discussions sur les accords économiques tels que les APE.
Notre appel :
A l’horizon 2030, c'est-à-dire dans seulement 20 ans, la
population de la sous région ouest africaine passera de 300
millions à 600 millions d’habitants. Avec un taux de croissance
moyen de 5% de nos économies, et un retour progressif et
irrémédiable à la stabilité politique et sociale, la sous région
ouest africaine présente les conditions idéales pour le
développement des affaires. La FOPAO devra donc oeuvrer à l’émergence d’un véritable
marché sous régional par son implication forte dans le
processus d’intégration sous régionale.
Ainsi, je prends l’engagement solennel devant vous tous, de
mettre la FOPAO sur le chemin de la bonne gouvernance par :
- La mise en place d’1 Secrétariat Exécutif performant et
réactif ; à l’écoute des Organisations Patronales membres
et du Bureau Exécutif ;
- L’instauration de réunions des experts de nos
organisations patronales respectives sur des thèmes précis
permettant ainsi dans l’union et la concertation de dégager
des positions communes dans nos relations avec les
organismes de développement ;
- La tenue régulière des réunions du Bureau Exécutif et de
l’Assemblée Générale Ordinaire, dans le strict respect des
dispositions statutaires de notre Organisation ;
Cette vision, que je souhaite partager et mettre en oeuvre avec
vous, ne pourra se traduire dans les faits que dans le cadre
d’une solidarité de tous les instants.
Cette vision, que je souhaite partager et mettre en oeuvre avec
vous, ne pourra se traduire dans les faits que dans le cadre
d’une solidarité de tous les instants.
C’est pourquoi je lance un appel, à vous mes pairs, Présidents
des organisations patronales de la sous région, pour qu’on
ambitionne ensemble, d’avoir des entreprises viables capables
de mener la compétition à la fois sur nos marchés et sur les
marchés internationaux.
Nous devrons, sans arrière pensée, sans méfiance aucune,
travailler à la simplification et à l’harmonisation des textes qui
régissent l’accès de nos entreprises aux marchés de tous les
pays de notre sous région ; et ce, quelque soit le secteur
d’activité.
Le développement de nos économies est à ce prix ; le
développement de nos Etats aussi.
Je vous remercie.
JEAN KACOU DIAGOU
Abidjan, 14 Septembre 2010