Dialogue social : Le Cnds fait du dialogue social son socle.

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Faire connaitre aux Pouvoirs Publics et aux partenaires sociaux, le Conseil national du dialogue social (Cnds) en tant qu’institution nationale de promotion du dialogue social et sa contribution dans le développement économique et social de la Côte d’Ivoire. Tel était l’objectif général de la cérémonie solennelle de rentrée du Cnds qui a eu lieu le lundi 11 juillet dernier à la Maison de l’Entreprise sise à Abidjan-Plateau.

‘’Le Conseil National du Travail est devenu le Conseil National di Dialogue Social (CNDS ) parceque nous avons voulu renforcer le cadre juridique et institutionnel de ce organe de dialogue social ». a souligné le Premier Ministre Kablan DUNCAN

Conscient du défi à relever, Bernard N’Doumi, président dudit conseil a promis que sa structure s’engage à jouer pleinement son rôle. Non sans saluer la présence du Bureau international du travail (Bit) à travers son directeur-pays, M. Haidara Dramane. Selon M. N’Doumi, la création du Conseil national du dialogue social en remplacement du Conseil national du travail (Cnt) « est une avancée institutionnelle forte ». En ce sens qu’elle renforce la volonté de voir le dialogue social comme le moyen d’encourager la formulation des consensus entre les principaux acteurs du monde du travail ainsi que la participation démocratique.  La mission dévolue au Cnds, dira-t-il, le place au cœur des préoccupations telles que, l’instauration d’un dialogue effectif entre les partenaires sociaux, l’appropriation des questions d’ordre économique et social d’intérêt national touchant le monde du travail, le règlement des conflits majeurs en matière de travail aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public et parapublic, le règlement des conflits de représentativité des organisations d’employeurs et de travailleurs, le règlement des conflits nationaux en matière de travail avant leur éventuelle soumission aux instances internationales.

Et de façon générale, à travers le processus d’un dialogue social, résoudre les questions économiques et sociales, promouvoir la bonne gouvernance, favoriser la paix et la stabilité sociale.

Placée sous le thème : « Le dialogue social, socle de développement économique et social », cette cérémonie de rentrée solennelle est pour le premier responsable du Cnds, d’établir la corrélation étroite entre le développement économique et social et le dialogue social. En d’autres termes, comment le dialogue social concoure-t-il à l’accélération du développement économique et social ?

Cette rentrée officielle a également a mis en exergue l’utilité du Conseil national du dialogue social dans sa capacité à anticiper, gérer et proposer toutes les solutions utiles à l’évolution d’un dialogue social constructif.

Pour M. Ndoumi, son institution a défini des gros chantiers qui constituent sa feuille de route au cours de son mandat. Ce sont entre autres, contribuer à la réactualisation de la convention collective interprofessionnelle de 1977, susciter la signature de convention collective sectorielle, faciliter l’élaboration d’une charte sociale, encourager la mise en place d’impacts de stabilité économique et sociale entre les employeurs et les travailleurs, contribuer à l’organisation des élections sociales dans la mesure de la représentativité.

Au regard du discours du président N’Doumi, conseiller spécial de M. Jean Kacou Diagou, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), il est inutile de rappeler que le chantier qui attend le Cnds est vaste. Mais celui-ci reste confiant. « Nous comptons prendre la place qui est la nôtre pour hisser la Côte d’Ivoire au rang des pays où le dialogue social est un modèle », a promis le gestionnaire du Cnds.

Aussi, a-t-il émis le vœu à l’endroit du premier ministre Kablan Duncan et du ministre Moussa Dosso de voir le Conseil national du dialogue social bénéficier de leur soutien en le dotant de moyens conséquents devant lui permettre d’accomplir sa mission.

En effet, la Côte d’Ivoire est au cœur du mouvement universel conduit par l’Organisation internationale du travail (Oit) pour la promotion du travail décent. En tout cas, c’est la perception de M. Moussa Dosso, ministre de l’emploi et de la protection sociale. Pour qui, la prise du décret n°2015-651 du 23 septembre 2015 a permis de modifier le décret créant le Cnt pour en faire le Cnds témoigne d’une réelle volonté politique de conférer au dialogue tripartite une place importante dans la dynamique du développement du pays.

Le ministre en charge à la protection sociale a rappelé qu’en organisant la rentrée solennelle du Cnds, le gouvernement ivoirien vise entre autres objectifs, à affirmer la primauté du dialogue social dans la préservation de la paix sociale, s’approprier les objectifs stratégiques de l’Oit, encourager les partenaires sociaux à développer les réflexes du dialogue social. Ceci marque donc, a-t-il ajouté, le démarrage effectif des activités sociales.

« Sans dialogue social, ce serait illusoire d’espérer construire une nation forte, respectueuse des droits de l’homme, notamment des droits fondamentaux du travailleur. En tout état de cause, mon ministère veillera au bon fonctionnement de cette importante instance du dialogue social ». Ce sont là les termes choisis par le ministre de l’emploi pour marquer son engagement à la promotion du dialogue social.

Aux organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs, il a salué la constance et la mobilisation aux côtés du gouvernement dans l’édification de la nouvelle Côte d’Ivoire. A en croire M. Dosso, chaque ivoirien doit faire sien la pensée du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne qui disait que « le dialogue est l’arme des forts ». C’est ainsi que, selon lui, les défis de la question du travail tels que le défi de l’emploi, celui d’une protection sociale pour tous, de la modernisation de l’économie, le défi aussi des élections sociales prévues pour 2017, sans oublier celui de la formation des acteurs du dialogue social et le défi de la conclusion d’un nouveau pacte social à l’image de celui de 2009 pourront être relevés.

Le directeur pays-Côte d’Ivoire de l’Oit, M. Haidara Dramane, n’est pas resté en marge de cette cérémonie. « La session de rentrée solennelle du Conseil national du dialogue social marque une nouvelle ère pour la promotion du dialogue social, la prévention des conflits sociaux ou leur résolution par le dialogue, la médiation ou la négociation, toutes méthodes qui permettent de garantir une paix durable et d’apaiser les tensions ». C’est cette pensée qu’a partagé le représentant de l’Oit pour qui le dialogue social est à la fois un pilier du travail décent et celui qui nourrit tous les autres que sont l’emploi, la protection sociale et le droit du travail.

Il a indiqué que la création d’un Conseil national du dialogue social souhaitée depuis longtemps par les partenaires sociaux, est le signe d’une volonté marquée par la promotion d’une culture de paix par le dialogue. Aussi, a-t-il traduit l’attente du Bureau international du travail (Bit) qui est de voir le nouvel organe emprunter la voie tracée par le Conseil national du travail (Cnt) et jouer un rôle accru dans la vivification du dialogue social.

Pour ce faire, va-t-il suggérer, « vous aurez sans doute besoin de doter l’organe d’un plan stratégique de développement, d’une feuille de route et surtout d’un plan de déconcentration par la création de cadres sectoriels de dialogue social ». C’est pourquoi, le Bit plaide pour que des moyens appropriés soient mis à la disposition de cet organe et qu’un plan de formation continue de ses membres soit adopté et mis en œuvre.

C’est aussi une présentation des 54 membres de l’institution qui a été faite. 18 parmi eux ont reçu leur feuille de route.

 

 

Direction Exécutive CGECI

 

Dr Vaflahi MEITE

Directeur Exécutif de la CGECI

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