Après le Sénégal : Le Mali lance le TRIE avec la Côte d’Ivoire

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Après avoir mis en place le TRIE unique sur le corridor Bamako-Dakar depuis 2013, le Mali en fait de même avec la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire et le Sénégal rivalisent d’arguments de séduction, pour se positionner toujours et plus dans les échanges avec le Mali. Ainsi, après Dakar en 2013, le Mali et la Côte d’Ivoire vont initier le Transit routier inter Etats (TRIE).

Lors d’une réunion de haut niveau à Bamako, les deux pays ont décidé de rendre plus fluide le trafic des marchandises. Le TRIE sera mise en place sur le corridor Bamako-Abidjan.

Il s’agissait, pour les experts, d’examiner les chantiers devant conduire à la mise en place de cet outil permettant d’harmoniser les documents de transit et de déterminer les types de véhicules et de marchandises qui seront admissibles au régime du TRIE. Ces experts devraient aussi déterminer les itinéraires comme les bureaux de passages, les postes de contrôle ainsi que le délai de route sur le corridor Abidjan-Bamako.

D’ailleurs, les camions maliens en partance à Abidjan sont désormais équipés de balises. Un système qui devrait considérablement sécuriser le transport de marchandises au Mali et dans les pays limitrophes. Les chauffeurs routiers maliens parcourent, en moyenne 1 500 km, pour revenir des grands ports d’Afrique de l’Ouest. Leurs camions vont progressivement être équipés de balises reliées à un téléphone portable permettant de les suivre à la trace. Un système dénommé Ebémi, né d’une coopération entre l’État, les ingénieurs, les transporteurs routiers et les chargeurs maliens.

Pour rappel, le Mali et le Sénégal avaient déjà mis en place le TRIE unique sur le corridor Bamako-Dakar depuis 2013. Il faut dire que le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont parmi les premiers pays de la sous-région où les tracasseries sont les plus élevées sur les routes. La libre circulation des hommes et des biens demeure donc un slogan creux tant crié par les autorités de ces différents pays.

Un chauffeur de car transportant des passagers sur l’axe Bamako – Dakar débourse, en moyenne 80 000 FCFA en pots de vin à distribuer entre les agents de la sécurité en service, au niveau des différents postes. En plus, les passagers sénégalais payent, à chaque poste de contrôle, sur le territoire malien. Et les Maliens font, de même, sur le territoire sénégalais. Les montants sont parfois connus de tous. Soit 1000 FCFA par passager au niveau de Diboli (Mali) et Kidira (Sénégal). Seuls les supposés «intellectuels» sensés connaitre leurs droits sont épargnés de cette pratique.

 

Direction Exécutive CGECI

 

Dr Vaflahi MEITE

Directeur Exécutif de la CGECI

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